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| Mellin de Saint-Gelais *.html .pdf() | Angoulême | Cognac |

Octavian de Saint-Gelais (poète);
[fils de >
Angoulême, 1491] [1558];
Instruit en langues, sciences, armes, arts libéraux; étudit le droit aux universités de
Poitiers, Bologne, Padoue;
[1524] entre dans les ordres; aumônier du dauphin;
[1544] gardien de la bibliothèque de
Fontainebleau;
Ami de
Clément Marot; Adversaire de Ronsard et de Du Bellay; Poète officiel; Epigrammes ou sonnets;
Editions:
Lyon, 1547 et 1574; P. Blanchemain (Bibl. elzév.), 3 vol. in-16, 1873;
L'il
il attrayant, il arresté,
De qui la celeste clarté
Peut les plus clairs yeux esblouïr,
Et les plus tristes esjouïr:
il, le seul soleil de mon ame,
De qui la non visible flamme
En moy fait tous les changemens
Qu'un soleil fait aux elemens,
Disposant le monde par eux
A temps froid ou à chaleureux,
A temps pluvieux ou serain,
Selon qu'il est proche ou loingtain...

Mellin de Saint-Gelais naquit en 1487. Octavien de Saint-Gelais, son père, le futur évêque d'Angoulême, n'avait alors que 19 ans. Le jeune Mellin grandit d'abord à Angoulême, puis à Cognac, à la petite cour de Louise de Savoie. Tout en présidant aux ébats du jeune duc d'Angoulême, il apprend les armes et l'équitation, le chant et la musique, la théologie et les mathématiques. Ce souci de lui faire tout apprendre fait penser à l'éducation de Gargantua. En 1506, il se rend à Poitiers pour y étudier la rhétorique et la philosophie. Il en part, en 1509, sachant le latin et le grec. Gagné par l'irrésistible attirance de l'Italie, il y fait un long séjour de dix années, visite Padoue, Bologne, apprend l'italien, subit l'influence de Pétrarque et revient en France rapportant un nouveau genre de poésie: le sonnet.
De retour à
Paris, il se lie avec Marot, dont il se distingua toujours par plus de préciosité, mais aussi plus de sensibilité.
Reçu à la cour brillante de
François Ier, Mellin de Saint-Gelais y devint un des poètes officiels. Nul mieux que lui ne s'entend à tourner un compliment, à improviser de petits vers, des épigrammes, des chansons qu'il n'écrit point d'ail-leurs, car il ne veut pas être imprimé. Musicien il accompagne lui-même ses vers sur son luth.
Cet esprit scintillant, gracieux, sans force ni vigueur, caractérise parfaitement le poète courtisan. En 1523,
Mellin, préoccupé sans doute de remplir son escarcelle, entre dans les ordres. Désigné d'abord comme aumônier du Dauphin, il est nommé ensuite abbé de La Fresnade, puis abbé de Reclus, abbayes qui assurent revenus et bénéfices.
Mais le spirituel abbé n'abandonne point la cour et compose pour chacun des rondeaux, des quatrains, des cartels qui ravissent la société aimable et galante des courtisans. Il s'est révélé, au surplus, l'indispensable organisateur des amusements de cette cour qui ne pense guère qu'à se distraire. C'est lui qui ordonne les réjouissances et règle les mascarades. Le voilà en quelque sorte surintendant des fêtes, charge qu'il continua d'exercer sous Henri II.
En 1549, parait la
Défense et illustration de la Langue française de Du Bellay, préconisant le retour aux sources antiques, cependant que Mellin subit toujours l'influence italienne et tente de réagir contre les aspirations nouvelles. Un jour, il pousse l'irrévérence jusqu'à ridiculiser, devant Henri II, une ode de Ronsard. Mais Mellin était trop bon cour-tisan pour garder longtemps cette attitude agressive, et bientôt une ode de Ronsard à la gloire de Saint-Gelais scella la récon-ciliation des deux poètes rivaux.
En 1534, la jeune reine
Catherine de Médicis assista, à Blois, à la représentation de la Sofonisba, pièce du Trissin, traduite en français par Mellin de Saint-Gelais. L'aimable poète courtisan mourut en 1558, à 71 ans, pleuré de tous ceux qu'il avait amusés et charmés.
Dans les vers de
Mellin de Saint-Gelais, on trouve un peu de subtilité, de l'esprit et surtout beaucoup de galanterie.
La manière précieuse s'y montre déjà, mais avec assez de discrétion. Pendant toute la seconde moitié du
XVIe siècle, elle continuera de se développer sourdement pour éclater tout d'un coup au XVIIe siècle.
Extrait: Etudes Locales, 15e année,
N. 142, juin 1934, pp. 128-130

| V. Biblio | G. Colletet, Vies d'Octavian de Saint-Gelais, Mellin de Saint-Gelais, etc., publ. Gellibert des Séguins et Castaigne, Paris, 1863, in-8 |


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Mellin de Saint-Gelais
Angoulême
F-16000 Europe
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